Le plus compliquée étant la réalisation des plans, j’ai pu me rendre sur le navire à Toulon en août 2000 où j’ai réalisé des croquis, relevé des dimensions, et pris un nombre important de photos.

Une grue mobile de 35 tonnes, capable de soulever des charges de 15 tonnes

Le croquis de la grue mobile avec les cotes d’enveloppe



La réalisation de la partie électrique de la grue mobile

Définition du programme
  1. Mise en route du bruitage du moteur
  2. Allumage des feux
  3. positionnement des patins
  4. levage de la flèche
  5. déploiement du télescopique
  6. rotation de la grue
Et dito dans l’autre sens pour repliement de la grue

le plan éléctrique de la grue

Trois moteurs électriques sont nécessaires (moteur de caméscope)
  • moteurs M41 (mise en place des patins),
  • moteurs M42 (levage de la flèche et fonctionnement du télescopique),
  • moteurs M43 (rotation de la grue),
Tout se fait à l’aide de cames et des microswitchs (ce sont les basculements des microrupteurs qui donnent l’ordre de faire tourner ou arrêter les différents moteurs)

La réalisation de la partie mécanique

Fonctionnement des patins

Le système est relativement simple. Le principe est un ciseau équipé de quatre fourches où vont se loger les ergots des parties coulissantes des patins .Ce ciseau est manœuvré par une came pour l’écartement des bras. La fermeture se fait par un ressort de rappel, quand la came se trouve dans partie la plus étroite

Cette came fonctionne par le moteur M 41 avec un réducteur de fabrication « maison ». Des fins de courses sont positionnées à des endroits spécifiques, N° 1 et N°6 sur le schéma électrique ci-dessus. Elles donnent les contacts fonctionnement du moteur


SCHEMA DE PRINCIPE des patins

Fonctionnement de la Flèche

Voici les petites astuces pour faire lever ou descendre la flèche avec le fonctionnement du télescopique. C’est très simple. Un seul moteur suffit. C’est uniquement une question de câble avec un parcours et un positionnement bien précis qui vient s’enrouler sur un tambour avec bien entendu des fins de course positionnées à des endroits spécifiques, en l’occurrence N° 2 et N°5 sur le schéma électrique ci- dessus.
  • Pour le levage: Quand le câble est en traction, c’est le fut qui commence à se lever et dès qu’il rencontre un point dur (butée A) c’est le télescopique qui se met à fonctionner.
  • Pour la descente: c’est le même principe mais il faut avoir recours à un artifice et c’est là qu’interviennent les tourets des câbles de cabestan.

Vue 1 : grue au repos
Vue 2 : levage de la flèche
Vue 3 : fonctionnement du télescopique

Ces tourets sont réalisés comme suit :
  • par une tige filetée de 6mm de diamètre et de 7 mm de longueur (c’est les filets qui servent de guide pour l’enroulement du câble).
  • Chaque cabestan est constitué d’un barillet de montre bracelet. Je n’ai conservé que le ressort, la cage et une partie du châssis montre découpé à la scie d’horloger et sur cette cage, j’ai collé le petit bout de la tige filetée avec un axe à l’autre extrémité.
Comment cela marche-t-il ?
Tout simplement, quand le télescopique va être sollicité par le tambour pour sortir, celui-ci va exercer une traction sur les câbles qui vont se dérouler des cabestans. De ce fait, cela va tendre les ressorts des barillets de montre.

Dés que le tambour va fonctionner à l’envers, automatiquement les câbles vont s’enrouler sur les cabestans, ceux-ci exercent un effort qui fait que le télescopique est obligé de renter.
Je viens de dévoiler un secret, car tout le monde croit qu’il y a des petit moteurs pour rembobiner les câbles.



Vue laterale Vue arrière



Vue laterale
Vue dessous


Tous les moteurs sont récupérés sur des magnétoscopes.

La grue mobile fini en animation sur le PA-Foch




Photos de la grue mobile